Shamanism.



Story...







   

































































Et tout n'est plus comme avant, et tout fuit inexorablement, et mes idées se transmettent comme par enchantements, mais je ne suis plus là pour voir la suite.
Et comme je suis encore vivant, et comme ma vie n'est pas encore achevée, et comme j'aime encore les personnes qui m'offrent joies et bonheur, je vois.
Je vois qu'elles sont en vie, qu'elles sont encore amoureuses, que je pense encore à elles, qu'elles pensent à moi et que je vis, diable!, je suis en vie aussi !
De toutes mes créations, j'espère que je ne gâche rien, de toutes mes envies, j'espère que nous nous aimerons, et je n'amène que la joie et le bonheur que je gagne.
Je suis fatigué, j'ai été las, mais je supporte ma nouvelle douleur, je vis mes derniers instants, peut-être pour toutes celles qui m'ont apporté mes joies, mes envies.
Je rêve de ce monde encore, où nous nous aimerions sans se soucier de ce qui fait la réalité, sans se soucier de ces haines, sans se soucier de ces hontes.
Je pense encore à la nouveauté, à ma nouvelle jeunesse, je rêve parfois de mes amitiés, de mes amours, que cela m'aide et me porte !
J'ai envie d'un amour sincère, d'un amour plein de tendresses, de caresses, de paroles honnêtes, de désirs amoureux, de partage avec nos petits frères des cieux et de la terre.
J'ai envie d'elle, je veux qu'elle m'aime, je veux qu'elle est envie de moi, et je souhaite le meilleur pour elle, même si cela ne me plait pas.
Je voudrais tant de choses, même ma nouvelle célébrité je l'assume comme je peux, car maintenant c'est ainsi, car de tous ces oublis reste la vie.
Ainsi est donc fait notre monde, d'une montagne éternelle de l'oubli à explorer, d'un rêve qui nous fait oublier, d'un autre qui nous le dit.
Ainsi est donc fait notre vie, d'un oubli qui nous donne vie, d'un oubli qui nous la reprend, et ainsi nous quittons notre corps sans vie.
J'ai créé, mes amies le savent, quelque chose de formidable, quelque chose d'incroyable, une machine éternelle, la machine à mouvement perpétuel.
Mais où se cache-t-elle, où devons nous chercher pour la voir, comment pouvons-nous la toucher, par quel sacrifice obtiendrons-nous d'elle cette vie ?
Rien n'est figé dans ce monde à part le béton et la pierre, même si nous protégons nos maisons alors nous nous y abritons pour espérer cette joie.
Je ne la connais qu'à peine, mais elle pourrait être celle que j'attendais, je pensais que je pourrais l'aimer, mais je pense encore qu'elle a besoin de moi.
Joyeux noël !